Danu’s small world

Entries from August 2007

Peinture en cours…

August 27, 2007 · 10 Comments

Cleopatra la sibiu

D’habitude je ne fais pas ça… montrer une oeuvre qui n’est pas encore inscrite dans mon catalogue à la Klee, qui n’est pas finie…

Mais comme on a discuté un peu de ce que j’aimeriez peindre, je poste cette peinture PRESQUE finie… Toujours d’habitude, je m’abstient de “litératuriser” sur ma peinture… mais comme je ne trouve pas toute les jours, dans ma vie d’ermite québécois, des jeunes intéressées à ma peinture, j’en profite… Un des ces jours, un collègue de lycée, gusti, m’a envoyé quelques photos prises par sa femme dans ma ville natale, Sibiu. Une vue, plongée, m’a surtout retenu l’attention. Aucune idée pourquoi… toujours par hasard, j’ai retrouvé une esquisse ancienne qui représentait la tête d’une femme, avec des longs cheveux, de yeux de la-quelle sortaient des petits serpent… Je ne sais pas comment mais, le matin après, j’ai commencé a dessiner sur une toile et puis a peindre… Celui-ci est le résultat.

Categories: Sibiu · acrylics · literature · peinture · visual arts

Propunere de ilustratzie pentru “La pomme” (pentru Scenarista)

August 25, 2007 · 18 Comments

Fiind eu om de vorbe (relativ) putzine si fapte multe (sa zicem), voi posta direct pictura pentru poiemul tau en français.. (poem ce poate fi citit la: http://scenarista.wordpress.com/2007/08/23/la-pomme/

Capteur de revês

Categories: literature · peinture · personal · poetry · surrealism · visual arts

Essential words… mots essentielles… cuvinte de capatâi…

August 21, 2007 · 11 Comments

“And so I go on like an IGNORAMUS, one who knows just one thing: WITHIN A FEW YEARS I MUST HAVE DONE A CERTAIN AMOUNT OF WORK – I don’t need to RUSH, for there is no point in that, but I must CARRY ON WORKING in complete calm and serenity, as regularly and as much concentration as possible… The world concerns me only in as far as I owe it a certain DEBT and DUTY, so to speak, because I have walked this earth for 30 years, and out of gratitude would like to leave some memento in the form of drawings and paintings – not made to please this school or that, but to express a genuine human feeling. So that work is my aim…” excerpt from august 1883 letter to Theo)
(p. 229, The Letters of Vincent Van Gogh, Penguin Classics, 1996)

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” Si astfel continui ca un ignorant, unul care nu stie decât un singur lucru: CA IN DECURS DE CÂTZIVA ANI TREBUIE SA INFAPTUIESC CE MI-AM PROPUS – nu trebuie sa ma grabesc fiindca n-are rost, dar trebuie sa CONTINUI SA LUCREZ in calm si seninatate totala, cat de concentrat posibil… Lumea nu ma intereseaza decât în masura în care, ca sa zic asa, îi datorez ceva, fiindca am haladuit pe pamântul asta 30 de ani si, din recunostintza, mi-ar place sa-i las mostenire o amintire sub forma desenelor si a picturilor – nu ca sa fac placere unui curent artistic sau altuia, ci ca sa exprim un sentiment omenesc autentic. Asa ca munca aceasta este scopul meu…”
(dintr-o scrisoare catre Theo – august 1883 )

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” C’est aisi que je continue à vivre en ma qualité d’ignorant qui ne sait qu’une chose: en l’espace de quelques années, je dois réaliser un certain travail: je n’ai pas besoin de me dépêcher outre mesure, car cela ne sert à rien – mais je dois, en toute tranquillité et décontraction, continuer à travailler, aussi régulierèment que possible, de manière aussi claire et nette que possible. Le monde ne me concerne que dans la mesure ou je possède, en quelque sorte, une certaine dette et obligation – parce qu’en effet, ça fait trente ans que je déambule sur cette terre – de léguer, par gratitude, un certain souvenir sous la forme d’un travail de dessin et de peinture – crée non pour plaire à telle ou telle tendence, mais pour exprimer un authentique sentiment humain. Ce travail est donc mon objectif…” Lettre 309 pour Théo, august 1883.

I could sign these words with no hesitation, changing only 30 for 51…

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Pot semna cuvintele de mai sus fara cea mai mica ezitare, schimband doar 30 cu 51…

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Je peux signer les mots ci-dessus sans sourciller, changeant seulement 30 pour 51…

Voila, en plus, un des autoportrait que je préfére de Vincent;

Autoprotrait de Saint-Rémy

Categories: Van Gogh · art · artiste maudit · life · peinture

Braque sur la peinture + un nouvelle portrait…

August 20, 2007 · 3 Comments

” C`est l`artiste qui doit nourrir la peinture, la nourrir de sa chair, de son ésprit, quasiment jusqu`à ce qu`il perd connaissance, qu`il en perd son sang profond. “

” S`engager jusqu`au péril dans la voie de la fidélité totale. “

” L’ art est une blessure qui devient lumière. “
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” Artistul e cel care trebuie sa hraneasca pictura, s-o hraneasca cu trupul, cu spiritul sau, practic pâna când îsi pierde cunostintza, pâna când îsi pierde sângele profund.”

” Trebuie sa te angajezi ( pâna la pericol ) pe calea fidelitatzii totale.”

” Arta este o rana care devine lumina.”

Norica stramba din nas

Categories: art · artiste maudit · peinture · portrait · visual arts

Cézanne, Picasso, Matisse et Henry Miller…

August 17, 2007 · 3 Comments

Aujourd’hui, relisant dans la traduction française du “Tropic du Cancer”, j’ai trouvé une phrase qui m’a presque choquée… Non, non, rien de sexuel ou de trop écoeurant…

Seulement, cette expression, cette petite phrase (ou quelque chose de très similaire) a été utilisé AVANT (Cézanne) ou APRÈS (Picasso) Miller et, presque certainement SANS SAVOIR UN DE L’AUTRE! Ce qui n’est pas seulement drole mais aussi, je dirais, très significatif… Et je n’exclus pas du tout la posibilité, réele, que la même expression, soit utilisé par d’autres grands artistes ou écrivains pour nommer à peu près la même chose…

Quelle “chose” ? Eh bien, c’est ce que Cézanne nommait “l’avoir dans le ventre” (des fois il nommait aussi d’autre parties antomiques, un peu plus bas, parlant des hommes… ou il parlait de “sa petite sensation”), ce que Picasso disait à Matisse: “Toi et moi, nous avons le soleil au ventre” (Matisse étant d’une certaine façon, plutôt son rival que son ami; mais il lui réconnaissait le génie…) et, finalement, ce que dit Henry Miller (p. 187, ed. 1966, de Denoël) :

“Debout sur le seuil de ce monde que Matisse a créé, je ressentis une nouvelle fois la puissance de cette révélation qui avait permis à Proust de déformer l’image de la vie au point que, seul ceux-là qui, comme lui, sont sensibles à l’achimie du son et du sens, peuvent transformer la réalité négative de la vie et lui donner les formes substantielles et significatives de l’art. SEULS CEUX QUI PEUVENT ADMETTRE LA LUMIÈRE DANS LEURS ENTRAILLES peuvent traduire ce qui se trouve dans le coeur.”

Quand un écrivain comme Henry Miller (qui a écrit d’ailleurs un charmant petit bouquin sur ses liasons avec la peinture: “Peindre c’est aimer à nouveau”) utilise presque la même expression, “la lumière dans leurs entrailles” n’étant pas très loin du “soleil au ventre” de Picasso, ni de “quelques chose dans le ventre” de Cézanne, tu te dis que ça doit être quelque chose de VRAI…

Au moins, c’est le commencement d’une liste: Cézanne, Picasso, Matisse et, on assume, Miller et Proust, tous des artistes qui ont eu “la lumière dans leurs entrailles”/ “le soleil au ventre”

Portrait de Melle H.D. par Matisse (détail)

Voila un ex. de Matisse: un détail du “Portrait de Melle H.D.”

Categories: Cézanne · literature · visual arts

Personal mithology * Mythologie personnelle * Eroi personali

August 14, 2007 · 6 Comments

We all have somobody in our life whom we consider a hero…

For me, it’s my granfather, Ion Lup, my mother’s father. Not counting my parents, my wife and my children, he is the person I’ve loved most.

My grandpa at about 48

Oh, the hours I’ve listened to my granfather’s stories! (he was a great story teller, especially with a glass of wine on the side)… All my childhood is filled with the stories of “Moshu” (the Romanian for “the old one”, “grandpa”…)

Stories about the time he was a rural police chief fighting with gangs of inteligents and cruel gipsies… stories about the time he was a choir singer – he had a superb bariton voice – at the Sibiu Ortodox Cathedral, and, at the same time an entrepreneur (the first to import a mechanical saw, first to bring a model A Ford truck in Sibiu) until the bishop made him choose ONE “career” (he chose to be an entrepreneur, having already a bunch of children, my mother being one of his youngest and most loved one)…

Last but not least, the stories about his immigration to Germany and from there to the United States…when he was only 16 years old! For me, Jules Verne was nothing compared to him…

I know, now, almost an old man myself, that a lot of my decisions were made thinking of him.

When I’ve decided to immigrate with my family to Canada I was thinking of him, no doubt. When I took some risky business decisons I thought also what he would have said…

Not all my decisions, though… He didn’t thought much of “artists”… his thinking was, naturally, biased by his farmer upbringing… a farmer who became a little entrepreneur and in whose conception “artists” were not very serious people… Interesting, maybe, but not serious…

But I’ve loved him completely, with his prejudices and all. I was enjoying (and he too, it seemed) even bickering and contradicting him… and it was not possible to get mad on him (or him on me)…

This is not to say that his life was always easy… He lost some of his 13 children, some at birth, some – painfully – when they were 5-6 or 7… The communists took everything he had (his trucks, his land, etc.) and he was a prisoner of war to the Russians, in Siberia, for about 5 years (1943-1948).

My granpa when he return from Siberia 1948

But he survived and came back and after a while he even began to enjoy life, again.
When I knew him he was a typical Granpa, a nice old man, who liked to tell stories and didn’t refuse to drink some wine or some “tzuica” (home made plum brandy)…

My grandpa in 1974 sketch

Categories: Sibiu · life · personal · photos · visual arts

Ma photo préférée…

August 8, 2007 · 9 Comments

Jecris jedessine

Ma photo préférée… faite quand j’avais 5-6 ans, par mon oncle Dumitru Visan (celui qui, plus tard, va m’introduire dans les techniques de la photographie)…

Maintenant, sachant ce que je sais, elle me semble prémonitoire… aucune idée si j’écrivais (quoi? je n’était pas encore à l’école) ou si je dessinais (plus probable)… Mais j’ai l’air mélancolique du poète, l’air rêveur de l’artiste… Et je vous assure, à ce que je me souviens, je ne savais pas très bien ce que mon oncle faisait avec la chose qu’il portait à son oeil… quelque chose de mystérieux…

Enfin, pour moi, personnellement, c’est un photo parlante…

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Asta e fotografia mea preferata…facuta cand aveam 5-6 ani de unchiu-meu Dumitru Visan (cel care, mai tarziu, ma va introduce in tainele tehnicii fotografice)…

Acum, stiind ce stiu, fotografia asta mi se pare ca o presimtzire a ceea ce urma sa devin… Habar n-am daca scriam (ce? inca nu mergeam la scoala…) sau desenam (mai probabil)…Oricum, am in ea aerul nostalgic al poetului, aspectul visator al artistului…Si, zau daca va mint, dupa cât îmi aduc aminte, habar n-aveam ce mishcula unchiu-meu cu aparatul lui…ceva misterios, fara îndoiala…

Pentru mine însa, poza asta vorbeste

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This is my favorite photo…I had 5-6 years when my uncle Dumitru V. took it (he will be the one to introduce me to photography, later)…

Now, this photo seems to me premonitory…and no, I don’t know if I was writing (what? I wasn’t yet going to school)… or drawing (seems more probable)…But I had the melancholic face of the poet, the dreaming face of the painter…and, I can assure you, as far as I remember, I didn’t had the slightest idea of what my uncle was doing, over there, with his apparatus…something, no doubt, mysterious

For me, however, this is a talkative picture…

Categories: Escape · Sibiu · personal · photos